DJI au salon de la photographie en 2019: “Mavic Mini est un drone pour tout le monde”

DJI au salon de la photographie en 2019: “Mavic Mini est un drone pour tout le monde”

18 juin 2020 Non Par Chris Gratt


2019 est une année chargée pour DJI. Marque chinoise, lancée l’année dernière Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom, a utilisé la Foire de la photo pour présenter vos principales nouvellesne fais pas tout nouveau drone ultra-compact, le Mavic Mini.

Nous avons donc parlé Olivier Mondon. EMEA Communications Manager chez DJI, Revient avec nous diverses nouveautés je le Stratégie DJI, sur drones et sur stabilisateurs vidéo et caméras d’action.

Pour limiter l’arrogance des mains, ces drones DJI sont particulièrement bien sécurisés au stand Photo Fair


Quelles sont les différentes gammes actuellement proposées par DJI?

Olivier Mondon: Pour le grand public, DJI a commencé avec les drones. Mais nous devenons de plus en plus diversifiés, en particulier avec les stabilisateurs vidéo, à la fois ceux pour les films (gamme de Ron) et ceux qui tiennent dans votre poche (huitième gamme). Dans la gamme Osmo, nous avons vraiment lancé la caméra Osmo Pocket, qui est une caméra de poche montée sur un principe 3 axes qui filme en 4K, coûte 359 euros et vous permet de capturer des images dont la stabilisation est digne du cinéma.

DJI Osmo Pocket: caméra 4K stabilisée sur 3 axes, pour être enregistrée partout

Mais nous venons également de lancer le RoboMaster S1, un robot à la fois amusant et éduqué car il vous permet d’apprendre à coder. Nous sommes donc aussi dans l’intelligence artificielle et la robotique, pas seulement dans le domaine des drones. Nous entrons donc sur de nouveaux marchés – où ils ne nous attendaient pas nécessairement, même s’ils nous semblent finalement assez naturels. DJI est avant tout une innovation, comme en témoigne le «i» dans la marque.

Phototrend DJI Mavic Mini salon photo

Côté drones, nous vous annonçons aujourd’hui le Mavic Mini, que nous avons positionné comme un véhicule aérien sans pilote pour tous, et qui coûte 399 euros. Il est destiné à ceux qui n’ont jamais piloté de drone: allumez simplement le drone, téléchargez l’application DJI Fly et il est possible de voler immédiatement. Il est équipé d’une caméra haute résolution 2,7K avec un capteur de 12 millions de pixels. Mais surtout, il ne pèse que 249 grammes.

DJI Mavic Mini: drone instantané ultra léger et compact

Quelle est la différence entre la nouvelle application DJI Fly et l’application DJI Go 4 qui vous permet de piloter d’autres drones de marque?

Olivier Mondon: DJI Fly est une nouvelle application dédiée au pilotage du Mavic Mini pour rendre le pilote encore plus simple et plus intuitif. Le DJI Go 4, en revanche, peut prendre en charge plusieurs appareils: nous voulions que le nouveau Mavic Mini ait sa propre application dédiée.

Concrètement, comment DJI Fly rend-il le pilotage plus intuitif?

Olivier Mondon: une nouvelle application pousse encore plus loin l’aspect ” prêt à voler »(Flight Ready, NDLR) avec encore moins de paramètres de configuration.

Cette application facilite également le montage de films et la publication en ligne sur les réseaux sociaux. Il existe également des Quickshots, ce sont des fonctions qui permettent à l’utilisateur de sélectionner facilement le type d’action que les drones exécuteront. Ensuite, vous pouvez demander au drone de dessiner une ellipse – ce qui vous permet d’obtenir un plan très cinématographique, comme si vous aviez un vrai pilote professionnel qui l’a fait pour vous.

Homme et drone Chloé Delestre HD

Homme et drone – © Chloé Delestre

Comment fonctionne actuellement le marché des drones en France?

Olivier Mondon: Aujourd’hui, le marché des drones en France est diversifié. Nous sommes très présents auprès du grand public, mais nous constatons depuis plusieurs années que de plus en plus d’entreprises utilisent nos plateformes aériennes. Nous avons donc créé un département dédié à ce boom du marché: DJI Enterprise.

Pour vous donner un exemple concret de ce nouveau type d’utilisation, en novembre 2019, nous avons utilisé des drones agricoles à Zanzibar pour répandre des produits afin de limiter la propagation des moustiques responsables du paludisme. Il s’agit d’une expérience scientifique que nous avons menée avec des entomologistes néerlandais et africains. Mais c’est aussi une expérience humaine, permettant aux gens de piloter un drone et d’assimiler cette technologie. Actuellement, les drones agricoles sont largement utilisés en Asie, en Corée, au Japon et surtout en Chine; offrir une nouvelle solution innovante pour éradiquer le paludisme.

Quelles sont les principales tendances des drones?

Olivier Mondon: À l’heure actuelle, l’une des grandes tendances est la miniaturisation. Le drone de 249 grammes sera plus attrayant pour les utilisateurs qui souhaitent emporter une caméra volante avec eux partout. Mais il sera également plus facile à utiliser avec certaines réglementations qu’un drone qui pèse quelques kilos. Aujourd’hui, l’espace pour les drones continue de croître parmi les consommateurs: à Noël, les drones seront toujours présents à la base de l’arbre, mais il peut également être un peu plus petit – sachant que nous avons à la fois Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom est pour ceux qui veulent prendre de meilleures photos dans les meilleures conditions, notamment avec des capteurs d’obstacles tous azimuts, une caméra à technologie Hasselblad et un capteur 1 pouce. Dans notre gamme de drones, nous avons vraiment des drones pour tous les utilisateurs.

DJI Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom: deux successeurs du drone Mavic Pro

Aujourd’hui, le Mavic Mini est un drone sans pilote pour tout le monde. Mais vous avez également le Mavic Air, qui dispose d’une caméra 4K et d’un détecteur d’obstacles et intègre un contrôle gestuel, ainsi que le Mavic 2 Pro et le Mavic 2 Zoom, conçus pour les amateurs et les professionnels exigeants. Enfin, nous avons l’Inspire 2, qui est un drone pour la télévision et le cinéma et que Nicolas Vanier, Yann Arthus-Bertrand et les réalisateurs hollywoodiens utilisent.

Enfin, nous avons des drones que les entreprises utilisent, notamment pour inspecter les ponts, les éoliennes, les centrales électriques ou pour l’agriculture avec le P4 Multispectral, un drone de haute précision avec un système d’imagerie multispectrale.

DJI Mavic 2 Pro et Mavic 2 Drone Zoom

Conçu en partenariat avec Hasselblad, le capteur DJI Mavic 2 Pro (au premier plan) mesure 1 pouce et possède 20 millions de pixels

Les derniers Mavic Mini et Mavic Air – sur papier – semblent partager certaines caractéristiques: n’y a-t-il pas un risque que la Mini cannibalise la vente de son grand frère?

Olivier Mondon: Chaque drone est conçu pour un public différent et présente des avantages différents. Dans notre gamme, le Mavic Air est au-dessus (surtout en termes de prix) car il dispose d’une caméra 4K, d’un détecteur d’obstacles: il est donc destiné à une clientèle plus exigeante. Cependant, le Mavic Mini est ultra léger et encore plus portable; mais a également une autonomie de 30 minutes. Il faut donc penser en termes de besoins: si vous voulez filmer en 4K, si vous voulez filmer de la manière la plus confortable, le Mavic 2 sera le choix le plus logique. En revanche, si l’objectif est de voler de la manière la plus simple et la plus simple possible, le Mavic Mini sera un drone. Cependant, le Mavic Air reste un très bon compromis entre le Mavic 2 et le Mavic Mini.

Acheter un guide pour 2019: les meilleurs drones photo et vidéo

Y a-t-il un manque de 4K et de détecteurs d’obstacles sur le Mavic Mini juste pour éviter d’ombrer le Mavic Air ou s’agit-il de problèmes techniques?

Olivier Mondon: lorsque DJI lance un drone qui ne pèse que 249 grammes à un prix très abordable, nous sommes obligés de faire des compromis et de définir les besoins de ce drone. Le Mavic Mini, en tant que caméra volante pour tout le monde, doit être extrêmement compact, mais aussi très abordable.

Pour rester en dessous de la barre des 249 grammes, vous ne pouvez pas utiliser la même technologie que sur le Mavic 2 Pro: c’est pourquoi nous aurons moins de capteurs d’obstacles. Mais nous avons un capteur sous le drone qui lui permet d’être localisé par rapport au sol. Cependant, il est clair que sur un drone à 400 euros, nous ne pouvons pas introduire les mêmes technologies que sur un drone à 1500 euros comme le Mavic 2 Pro.

Quel drone recommandez-vous aux utilisateurs qui ont beaucoup d’expérience en photographie au sol mais qui n’ont jamais pratiqué de drone?

Olivier Mondon: Le Mavic Mini est un choix logique pour commencer la pratique des drones. Mais c’est aussi une question de budget et d’ambition par rapport à ce que nous voulons faire avec le drone. Lorsqu’il s’agit de créer une entreprise, le Mavic 2 Pro est un investissement particulièrement judicieux. En revanche, s’il s’agit simplement de tester les capacités des drones, le Mavic Mini sera parfaitement adapté: il pourra toucher un très large public.

Dès son lancement [en 2016, NDLR] la gamme Mavic a révolutionné le marché des drones: nous avons un drone qui n’est plus encombrant, mais au contraire peut se glisser dans votre poche. En termes de poids et de taille, le Mavic Mini peut être comparé à l’iPhone.

Rivière et lac gelé - DJI Mavic Pro - Jean-Nicolas Lehec

Rivière et lac gelé – DJI Mavic Pro – © Jean-Nicolas Lehec

Lors de son lancement, le Spark n’était pas équipé d’une télécommande. Le Mavic Mini, en revanche, l’intègre dans le package de base … tout en vendant 100 euros de moins. Est-ce un moyen de corriger l’un des petits défauts de Spark?

Olivier Mondon: Nous avons été particulièrement attentifs aux besoins des utilisateurs. Nous n’avons donc pas intégré le contrôle gestuel (qui était présent sur Spark) ou une caméra 4K parce que les utilisateurs n’en ont pas nécessairement besoin pour simplement enregistrer des séquences qui seront principalement destinées au partage sur les réseaux sociaux,

Nous étudions le marché et donnons la réponse la plus appropriée en ce qui concerne le lien entre les performances requises, les fonctions, le poids, le prix … Auparavant, Spark n’offrait que 16 minutes d’autonomie, tandis que le Mavic Mini passe à ” en 30 minutes. C’est un critère important qui sera apprécié par les pilotes de drones, qu’ils soient débutants ou confirmés. D’autant plus que nous proposons également le pack Fly More Combo qui comprend 3 batteries et un chargeur bidirectionnel.

Comment est né le partenariat entre DJI et Nicolas Vanier pour son nouveau film Donne moi les ailes, sorti en salles en octobre dernier?

Olivier Mondon: de par la nature aérienne et environnementale de son film, Nicolas Vanier a naturellement abordé les technologies DJI: à la fois drones et stabilisateurs comme Ronin 2.

Son film est très particulier: il est basé sur une histoire vraie, celle de Christian Moullec, entré à l’ULM pour apprendre aux oies sauvages à migrer vers le sud de la France. C’est une histoire étonnante qui a été découverte par Nicolas Vanier grâce aux photos publiées sur Internet par Christian Moullec. De là, le désir est né de pouvoir photographier des oies volant avec des gens à côté de l’ULM tout en réalisant de très belles photos de cinéma. C’est là que le drone s’est imposé: il nous a demandé de l’aider avec son film et nous sommes ravis de pouvoir le suivre.

Nous avons fait une histoire DJI à son sujet que vous pouvez trouver sur Youtube. Nous avons également invité Éric Guichard (directeur de la photographie argentique) au Salon de la Photo pour discuter de son expérience avec nos produits, notamment l’Inspire 2, la caméra X7 et le stabilisateur Ronin 2 utilisé sur le plateau.

Quel est le rôle de la huitième ligne, des caméras d’action et de poche?

Olivier Mondon: notre audience grandit et apprécie la qualité des produits DJI, pour les drones, les stabilisateurs et les caméras. Par conséquent, nous sommes très présents dans l’esprit des gens qui aiment les belles photos. Petit à petit, nous constatons que nos clients acceptent de plus en plus de produits issus de notre écosystème et qu’ils achèteront ainsi un drone, puis Osmo Mobile, puis Osmo Pocket … mais nous avons aussi eu des retours d’utilisateurs qui nous ont demandé de réels caméra d’action.

Nous aurions pu sortir le modèle il y a quelques années, mais nous avons préféré attendre pour proposer quelque chose d’innovant sur ce marché. Ainsi, l’Osmo Action est la seule caméra à double écran, qui vous permet de mieux formater l’image vers vous pendant que vous êtes sur votre VTT ou lorsque vous parachutez ou parachutisez. C’est l’une des suggestions uniques de ce produit qui permet également à nos utilisateurs d’utiliser notre caméra d’action en utilisant la même application, le même système que leurs autres produits DJI.

DJI Osmo Action: avec une vidéo 4K 60p stabilisée, DJI cible directement la GoPro Hero7

Quelles sont les perspectives pour DJI à l’avenir?

Olivier Mondon: DJI est une entreprise optimiste par nature. Une des traductions [en chinois, NDLR] DJI est en fait un «paysage sans frontières». Nous avons la chance de proposer des produits infiniment innovants. Nous investissons très peu dans le marketing, mais beaucoup dans la recherche et le développement, ce qui nous permet de garder une longueur d’avance sur les produits technologiques de haute qualité.

Nous ne commercialisons pas nos produits “parce que nous devons les sortir avant une certaine date” (par exemple lors d’un salon), mais parce qu’il a quelque chose de nouveau parce qu’il répond aux besoins, parce qu’il est prêt et parce qu’il innove – mais aussi parce que DJI veut démocratiser les technologies. qu’ils ne sont pas seulement réservés aux professionnels du cinéma, mais passent également entre les mains de tous dans le monde. Cet été, nous avons lancé Osmo Mobile 3, qui coûte 109 euros, 3 fois moins que la 1ère génération au moment de sa sortie, sachant que le produit est bien plus performant. Meilleure autonomie (15 heures), transition du mode portrait au mode paysage, intelligence artificielle, reconnaissance gestuelle … Chez DJI nous sommes là pour démocratiser les technologies et ne pas réagir au cycle de renouvellement des produits comme dans beaucoup d’autres marques.

Quels nouveaux produits DJI présentera-t-il bientôt?

Olivier Mondon: DJI est «l’avenir du possible». Nous espérons qu’en 2020, nous aurons une année riche en nouveaux produits. Il est certain que de nouveaux produits arriveront, mais je ne peux pas encore vous dire lesquels d’entre eux … Vous pouvez imaginer à quoi ressemblera le prochain produit et dans quelle famille il sera placé!

DJI a récemment dévoilé RoboMaster S1: l’éducation est-elle un domaine dans lequel DJI veut investir, et si oui pourquoi?

Olivier Mondon: notre RoboMaster S1 vient de sortir en Europe: c’est un robot intelligent, dopé par l’IA et conçu pour l’éducation pour apprendre à coder en Python, en Scratch. Vous pouvez programmer ce robot – qui a également une caméra et un dispositif de bris de balle ou un appareil laser. Nous pouvons donc nous battre comme Mario Kart, mais nous pouvons également le programmer pour qu’il fonctionne de manière autonome – en suivant une ligne, par exemple. Et c’est très interactif et très surprenant de voir un petit robot à la fois amusant et divertissant.

Ce produit est issu d’un concours appelé RoboMaster et organisé chaque année par DJI. La marque invite plusieurs universités et organise un concours de robots. Franck Wang, le fondateur de DJI, se passionne pour la robotique: c’est ce qui le guide dans la conception de nouveaux produits chez DJI.

L’éducation en robotique et en ingénierie fait partie de ce qu’est DJI et c’est ce que nous essayons de promouvoir, d’encourager les jeunes générations à le faire. Dans un sens, c’est la même approche que celle qui visait à introduire les ordinateurs dans les écoles il y a quelques années. Les jeunes peuvent apprendre à programmer de manière concrète avec plaisir et à l’aide d’outils aux fonctions avancées (radiocommande, intelligence artificielle).

Comment est né le nouveau drone DJI?

Olivier Mondon: Le drone vient des équipes R&D de DJI qui travaillent dur, mais aussi avec passion. DJI a été fondée par des passionnés d’aéronautique et de robotique qui ont commencé à travailler sur des stabilisateurs de vol – puis les ont transformés en drones quadcopter prêts à l’emploi avec la première génération de Phantom.

Cette passion et ces compétences permettent la naissance de drones: l’entreprise emploie des ingénieurs dans la Silicon Valley chinoise, mais aussi aux États-Unis et au Japon. Ce sont des experts et des passionnés qui savent également répondre aux besoins du marché. Nous écoutons également les commentaires des professionnels, du grand public et des médias afin de pouvoir proposer de meilleurs produits – et j’espère que cela continuera de ravir le public, comme les visiteurs du Salon adorent cette année.

Un autre drone DJI s’est caché au Salon de la Photo: DJI Matrix 600 Pro, vu au-dessus du stand Sigma pour diffuser des conférences sur Youtube!

En conclusion, quel serait le produit DJI dont vous rêvez?

Olivier Mondon: J’aime beaucoup les drones: ils m’ont amené à DJI. J’ai regardé une vidéo du Phantom 4 et je me suis dit: “Je ne peux pas acheter cette caméra volante.”

Je l’ai fait voler et c’était magique: un pas avait été fait. Vous ne pouvez pas revenir en arrière lorsque j’ai touché quelque chose de si puissant et intuitif. Cet appareil photo vole, crée des images étonnantes, est ultra stabilisé et détecte les obstacles en retournant tout seul au lieu de décollage … Pour moi, c’était vraiment une découverte.

Et quand je suis arrivé à DJI, j’ai réalisé que ce n’était que le début de cet étonnement. Parce que lorsque nous, chez DJI, nous aimons les nouvelles technologies et les innovations, nous sommes servis – autant les équipes qui y travaillent que le grand public. Chaque fois que nous publions un produit, il ne peut jamais être copié, mais toujours innové.

Personnellement, j’ai encore beaucoup d’idées que j’aimerais concrétiser sur les drones, comme remplacer les hélices par des moteurs que l’on retrouve chez les fans de Dyson. En plus des drones, la robotique est évidemment très intéressante pour l’éducation, mais peut-être aussi pour la robotique sociale – peut-être qu’un jour DJI se positionnera dans ce créneau.


Merci Olivia d’avoir répondu à nos questions.